Il existe plusieurs façons de voir les choses en matière de potager. Ici, on a été « baignés » dans le potager : tant mon homme que moi en avons toujours eu un à la maison. Moi j’allais manger les framboises blanches directement sur l’arbre, et je faisais pareil avec la ciboulette et les haricots,. Autant loulou que moi avons passé de longues heures à équeuter les haricots pour qu’ils soient « blanchis » puis congelés. J’adorais les haricots « beurre », de couleur jaune… Bref, vous l’aurez compris, on est tombés dedans quand on était petits et ce n’est pas parce qu’on est devenus citadins qu’on doit faire une croix sur le potager. Au contraire.. A l’heure où on revient au local, au fait maison et qu’on a envie d’éveiller nos enfants aux bonnes choses de la terre, cette opportunité qu’on a eue de cultiver un coin de terre venait à point.

En ce moment, certains ne jurent que par la permaculture ou les potagers en carrés. Ici, pour le potager comme pour le reste, on se laisse guider par le feeling et… la météo! Vu les nombreux jours de pluie qu’on a eus, certains travaux indispensables au bon fonctionnement du potager ont pris du retard, de même que les plantations. Mais on s’adapte et on puise ça et là ce qui se prête bien à notre terrain et notre organisation. Par exemple, avec toute la pluie qu’on a eue, je n’ai pas suivi le principe de permaculture qui demande de passer d’antilimace… Sinon, j’aurais pu faire une croix sur mes récoltes. Par contre, j’ai retenu l’idée de pailler le terrain (je vous montrerai dans le prochain article)

*** Le carnet de bord ***

Avant, j’étais hyper organisée et ne laissais pas beaucoup de place à l’impro… Je suis calmée mais sur certains points, j’ai besoin de contrôler et d’avoir une vue d’ensemble ainsi qu’un peu de recul sur ce que je fais. C’est pour cette raison que j’ai mis au point ce carnet de bord dans lequel je note ce que je plante, quand, en quelle quantité, et les éventuelles observations pour ne plus commettre les mêmes erreurs l’an prochain et réitérer ce qui a bien fonctionné. Si je ne le fais pas, on ne s’en souviendra plus dans un an. Alors, je soigne ces quelques pages qui nous seront bien utiles dans le futur et qui me permette d’y voir clair.

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Photo: mon atelier déco

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Photo: mon atelier déco

*** Inspiration et conseils ***

J’ai failli m’acheter une bible du jardinage mais ces livres-là optent généralement pour une philosophie bien précise (genre, jardiner avec la lune) et cela devient contraignant. Avec ces deux petits bouquins : « Potager en 10 leçons » et « Traiter bio en 10 leçons » permettent d’avoir des conseils de base sans contrainte. Quant au Nest Potager, il permet de voir mois par mois ce qu’on plante et récolte. On retrouve des chouettes conseils de saison, de très belles photos et des recettes alléchantes pour manger des légumes de saison. En plus, ce Nest spécial a été réalisé en collaboration avec la talentueuse Mme Zsa Zsa dont je vous parlais dans le tout premier article de cette série.

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Photo: mon atelier déco

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Photo: mon atelier déco

*** Semis maison ***

L’appui de fenêtre de notre salle à manger est un endroit idéal pour positionner nos semis. Basile a adoré placer les graines dans les petits pots et les recouvrir de terreau depuis le mois de mars. Depuis, tout a bien poussé évidemment et on s’est régalés à observer au jour le jour la croissance de nos plantations. Il était hyper fier de voir qu’on avait finalement des plants de tomates, courgettes, aubergines, haricots, potimarron… bien robustes. ll faut dire qu’avec la pluie abondante à laquelle on a eu droit, on a attendu avant de planter.

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Photo: mon atelier déco

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Photo: mon atelier déco

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Photo: mon atelier déco

Et puis comme chaque année, on s’est fait des jardinières d’aromatiques… Basilic rouge, basilic thaï, coriandre, estragon et ciboulette. Ça complète le romarin, la menthe et la sauge qui sont déjà plantés depuis la fin de l’hiver sur notre muret du fond de la cour.

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Photo: mon atelier déco

Allez, je m’arrête là pour aujourd’hui; j’espère que ces quelques infos seront utiles à certains d’entre vous, et donneront envie à d’autres de se lancer. En tout cas, cette collaboration avec Wolf Garten est à l’origine de nombreuses discussions très enrichissantes sur le potager, notamment avec Laurence et Meggan… j’espère que ça va continuer 😉 À très vite!

C’est parti! Dans un premier article, je vous avais expliqué que je disposais d’un bout de potager derrière chez moi et que grâce à Wolf Garten, on est parfaitement équipés pour l’exploiter au mieux. Dans cette série d’articles Une saison au potager, je vais donc vous expliquer comment on fonctionne. Loin de moi l’idée de donner des conseils, puisqu’on est assez novices en la matière, mais nos essais-erreurs et nos aventures devraient être inspirants… Je le souhaite!

Pour commencer, je vais vous montrer à quoi ressemblait le potager lorsqu’on a commencer à l’exploiter… Personne ne s’en était occupé depuis presque un an, du coup, les mauvaises herbes et restes de plantations recouvraient tout.

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Photo: mon atelier déco

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Photo: mon atelier déco

Ça donne envie, hein? 😉

On ne s’est pas découragés et dès les premiers rayons de soleil d’avril, on a attaqué la première moitié de la surface dont on dispose (environ 2,5 ares). Armés de la fourche ou de la pelle, on a arraché une bonne partie des pissenlits, présents en nombre et aux racines parfois très profondes.

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Photo: mon atelier déco

Elles sont top mes bottes, non? Indispensables pour le potager… 😉

La deuxième moitié du terrain est nettement plus infestée de mauvaises herbes donc on termine à peine le nettoyage. On y a été rapido sur la première pour pouvoir planter très vite, mais pour la seconde, on prend le temps de nettoyer la terre plus en profondeur. Ça veut dire qu’on tente de choper toutes les racines des pissenlits pour qu’ils ne repoussent pas (trop).

Et voilà le travail sur la première partie au bout de quelques heures de travail…

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Photo: mon atelier déco

Est alors venue la phase des premières plantations… Lors de la foire de jardins du Château d’Enghien, on avait trouvé un revendeur de plants bio qui nous a bien conseillés sur nos premiers pas au potager. Il nous a expliqué qu’il valait mieux mélanger les légumes qu’on plantait plutôt que de faire des lignes d’une même sorte. Cela est très utile étant donné que les légumes n’ont pas besoin des mêmes nutriments à puiser dans la terre, autant donc les mélanger pour que chacun puisse prendre au maximum ce dont il a besoin. Vous me suivez? Bref, j’ai mélangé les goûts en plantant d’abord des bettes, des roquettes, des choux raves, des brocolis, des choux-fleurs et… deux framboisiers. J’adore ça! En plus ils ont cet avantage de se multiplier assez naturellement…

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Photo: mon atelier déco

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Photo: mon atelier déco

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Photo: mon atelier déco

Bon, je vous avoue que les photos ont été prises alors que les légumes avaient déjà un peu poussé. Et certains ont rendu l’âme lors des fameuses giboulées qu’on a connues au début du le printemps… Car la météo joue un rôle essentiel lors des premières plantations: tout ce qu’on a planté là résiste aux gelées nocturnes, mais pour la suite, il fallait attendre les traditionnels Saint de glaces… Ils interviennent mi-mai et après, on peut tout planter. Les deux plants de tomates (achetés à la ferme des paniers verts à Bornival) n’ont donc pas tenu le coup… je suis une éternelle optimiste et j’avais tenté trop tôt!

Après, on a déjà planté des butternut et courgettes jaunes mais j’attends surtout de mettre en terre ce qu’on a semés nous-mêmes avec les enfants, à l’intérieur: ce sera sans doute pour ce week-end. En attendant, il a fallu à nouveau s’attaquer aux mauvaises herbes qui sont déjà de retour, grâce à un double outil hyper pratique qui sert à gratter puis à griffer la terre pour la décompacter, l’aérer. Faire la chasse aux repousses de mauvaises herbes dès qu’elles se repointent, c’est essentiel. Et cette étape n’est pas désagréable du tout finalement: pour moi qui aime les choses propres, j’y prends plaisir, me vide la tête et prend le soleil…

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Photo: mon atelier déco

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Photo: mon atelier déco

Après, on prend aussi le temps de se poser quelques minutes et de profiter de cet oasis de verdure en pleine ville. Par moments, il fait super calme… Notre voisin soigne aussi la beauté des lieux et nous a régalés avec les tulipes au printemps. Pour cet été, il a replanté des centaines de dahlias, et nous, on a mis des lavandes… Et ce n’est que le début…

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Photo: mon atelier déco

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Photo: mon atelier déco

Dans le prochain épisode (qui arrivera vite car il se passe beaucoup de choses en mai-juin), je vous parlerai de nos semis et de la philosophie qu’on met en place pour ce beau projet (ça parlera un peu de permaculture)… Vous nous suivez toujours?