Allier conviction et passion, c’est possible ! Je me suis lancée dans une démarche progressive de réduction des déchets. Dans la cuisine, cette nouvelle organisation prend peu à peu sa place sans que cela ne soit moche. Ça passe par une grande tendance en déco sur laquelle je me concentre : le minimalisme. Moi qui ai toujours aimé que les choses soient rangées, bien à leur place, pour que rien ne perturbe mon regard quand je le pose sur une pièce de la maison, ça tombe bien !

Alors après faire des efforts vers une déco durable, je travaille également à une consommation plus raisonnable, réfléchie, pour notre santé et notre planète. Je suis encore loin du 0 déchet mais en un an, on est parvenus à diminuer considérablement nos déchets (d’une poubelle de 60l par semaine, on est passés à moins de 30l). Voici comment on y est arrivés et comment j’agence tout ça le plus joliment possible dans la cuisine.

Placards : le grand tri

Passage obligé : désencombrer. Version Marie Kondo ou à ta sauce, la première étape est de vider ses armoires et de se demander si on a vraiment encore besoin de tout ça . C’est fou ce qu’on accumule comme ustensiles de cuisine absolument inutiles. Donnons-les ou vendons-les mais très objectivement, on a clairement pas besoin de tout ce qui encombre nos armoires. J’ai été jusqu’à enfermer appareil à raclette, à fondue et grille-pain dans une grande caisse hermétique afin de stocker à la cave ce genre d’ustensiles qu’on utilise 3 fois par an. On en profite pour se séparer de tout ce qu’on a en double voire en triple exemplaire (ouvre-bouteille, boîtes sans couvercle, fouet…)

Courses : vrac et pratique

Pour moi, tout a commencé il y a pile un an. Une boutique vrac/bio/local  avait ouvert il y a peu dans ma ville et j’avais envie de me lancer. J’ai directement été conquise par le concept. Je ne vais pas vous refaire tout le cheminement car ça s’est fait progressivement mais aujourd’hui, voici ma routine courses.

Un samedi sur deux, je vais donc chez Ekivrac et j’achète pour 2 semaines tout ce qui est féculents, légumineuses, oléagineux (noix, noisettes, amandes…), graines, café, céréales, produits ménagers (lessive et produits de vaisselle achetés au litre car je n’ai pas le temps d’en faire) et chocolat (oui, on achète les tablettes en vrac, et même les pépites). Je prends aussi mes fruits et légumes pour la semaine, ainsi que de la charcuterie et des fromages pour les lunchs.

Niveau budget : je n’en suis pas moins cher que quand je faisais des courses dans un hypermarché. La raison est toute simple : il y a moins de choix, tu es donc moins tenté d’acheter des produits inutiles (et les enfants aussi). Et puis comme tu achètes tout bio, que c’est parfois un peu plus cher, tu fais plus attention. Mais franchement, si tu prends des fruits et légumes de saison, cela ne fait aucune différence.

Alors bien sûr, cela veut dire que je débarque là-bas avec mes contenants : des sacs en tissu, des wecks, des bocaux récup et des boites plastique pour la charcuterie et le fromage (puis pcq le verre, ça pèse). Les contenants sont tarés à la caisse : un monsieur note le poids au fond du contenant et il n’a plus qu’à déduire le poids au moment de payer.

Et puis le samedi suivant, je vais dans un supermarché plus classique, mais quand même bio. J’y achète ce que je ne trouve pas forcément dans mon supermarché vrac, ainsi que la viande (on en consomme plus beaucoup mais pour les enfants, c’est quand même mieux) que je congèle.

Le rangement : rendre le vrac joli

Bien, sûr, j’ai toujours quelques aliments qu’on ne trouve pas en vrac et qui vont dans l’armoire de la cuisine. Je n’ai pas encore trouvé des solutions pour tout. Mais mes jolis bocaux s’exposent sur les étagères désormais. Pour les pâtes par exemple, j’ai de tout grands weck. À l’achat, je les mets dans un sac en tissu et à la maison je transvase. Tout cela nécessite d’avoir un petit stock de contenants et de sacs en tissus mais on se le constitue au fil du temps en fonction de ses besoins.

Après, j’assemble joliment les pots sur les étagères, il n’y a qu’à tendre le bras pour attraper ce qu’il faut pour cuisiner. J’avoue que je rêve même, lorsqu’on changera de cuisine, de ne plus avoir d’armoire haute mais uniquement une longue étagère sur le grand mur, toujours dans un esprit minimaliste.

Beaux objets

Dans un esprit purement déco et minimaliste, je ne laisse apparent sur le plan de travail que de jolis objets. Par exemple : les ustensiles de cuisine en bois, la cocotte en terre noire, les plats à fruits en bambou, les planches en bois et marbre, les céramiques de Sophie W, ou ce petit meuble chiné et retapé qui permet de ranger tout ce qui traîne.

Bien sûr, j’ai opté pour la brosse à vaisselle, le produit en vrac, le savon main solide, etc. La prochaine étape – et je compte m’y mettre dès la rentrée – sera d’abandonner l’essuie-tout. Je compte aussi fabriquer davantage de produits ménagers moi-même. Comme pour le reste, je pense qu’il ne s’agit que d’habitudes à prendre.

Et vous, vous en êtes où avec la réduction des déchets ? Vous aimez le minimalisme ou vous préférez quand c’est bien chargé ? N’hésitez pas à me le dire en commentaire : j’aime échanger et partager avec vous  🙂

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